Edito

Chères Namuroises, Chers Namurois,

Un Namur Magazine un peu spécial – seulement en édition numérique et avec des sujets moins épars- pour une période qui l’est tout autant.Depuis la dernière édition, le monde a mué, a muté. La crise sanitaire a modifié les paradigmes et fait évoluer les priorités. Et pas uniquement à la marge… Nous vivions un moment particulier, si particulier ! Il y a tant à en dire.

Personnellement,  j’ai découvert un monde épatant. Non,… des mondes épatants.Pour la plupart, vous avez et faites toujours preuve d’une capacité surprenante d’adaptation et de solidarité. Soyez-en remerciés ! Mais ne relâchons pas l’effort. Il faut encore mordre un peu sur notre chique pour que nous puissions retrouver le gout de la Ville, le gout de notre Ville, si belle, si forte.

Namur est assurément une ville généreuse :

solidarité, simplicité, émotion, découverte, capacité inattendue, explosion de générosité, efficacité, disponibilité, résilience.

Parce que l’humain est le centre de nos préoccupations  et qu’il lui faut retrouver sa place au plus vite, au sein de nos familles,  de nos écoles, de nos sociétés, de nos commerces, de nos établissements horeca, de nos festivals, de nos campagnes, de nos chemins de traverse… nous avons pris des décisions budgétairement importantes, voire très importantes. Avec des rentrées en moins (avec l’exonération de certaines taxes ou redevances par exemple) et des dépenses en plus (justifiées notamment par l’urgence), notre budget communal est d’ores et déjà impacté lui aussi par cette crise.

Mais il nous a semblé évident de prendre nos responsabilités, d’être constructifs et responsables, tant en matière de santé qu’en matière économique ou encore d’enseignement.

Des masques (pour les professionnels mais aussi demain pour nos citoyens et les écoliers) , des sur-blouses, du gel hydro-alcoolique, des test Covid pour nos pompiers et nos maisons de repos, du plexiglas pour les officines de pharmacie et les commerces de proximité,… Nous tâchons d’être là où nous pouvons être utiles.

Nous sortirons ensemble plus forts de cette crise. Nous aurons tous appris la valeur de la vie et la puissance de la solidarité.

Nous aurons aussi appris qu’être indépendant ou commerçant, artiste ou organisateur d’événement,  c’est loin d’être simple. Nous devrons être à leur côté pour les aider à se relever. Nous aurons appris que l’école peut nous manquer ; que la société doit être bien organisée pour bien fonctionner ;  que pouvoir dire au-revoir à un proche est important ; que la lecture et le sport font partie de notre bien-être ; que bien se laver les mains n’est pas si compliqué ; qu’il faut garder le contact ; que la culture nous manque et est un véritable produit de première nécessité ; que nos seniors sont si attendrissants et fragiles à la fois …Je me réjouis de vous revoir, de vous saluer en live, dans la vraie vie ( !) , de vous faire une bonne accolade. 

Je me réjouis de voir ce que nous aurons produit de beau dans ces moments particulièrement difficiles.En attendant, je vous invite, pour les semaines à venir au moins, à être positivement disciplinés et généreusement soucieux des autres. La crise n’est pas encore finie. Sous certains aspects, elle ne fait que commencer…

Ensemble, nous y arriverons.

Prenez soin de vous et surtout prenez soin des autres. 

Maxime Prévot
Bourgmestre