Social

Le CPAS : bien plus qu’une aide financière ! 

Les centres publics d’action sociale (CPAS) sont des organismes publics qui ont pour mission de permettre à chaque personne de mener une existence conforme à la dignité humaine. L’aide apportée par les CPAS peut prendre diverses formes : palliative, curative ou préventive. Elle peut également être matérielle, sociale, médicale, médico-sociale ou psychologique.En raison de ses missions nombreuses et variées, le CPAS touche un public aussi large que diversifié.

Là où le service de Cohésion sociale de la Ville va agir sur des problématiques de société, comme les violences intrafamiliales, le lien intergénérationnel ou encore le travail de rue avec les personnes sans abri, le Centre Public d’Action Sociale va apporter une réponse à une situation individuelle, évaluée au cas par cas. 

Lorsque les ressources font défaut : l’aide sociale

Les obstacles qui jalonnent une vie peuvent être nombreux et variés. Bien souvent, vous trouverez auprès du CPAS un interlocuteur qui vous aidera à les surmonter. La première aide, la plus connue du grand public, c’est le revenu d’intégration. C’est l’aide financière mensuelle garantie à toute personne qui ne perçoit pas les ressources suffisantes. Les montants aujourd’hui sont de 892,70 € pour une personne isolée, et de 595,13 € pour un cohabitant et 1190,26 € pour les taux ‘chef de famille’. Le CPAS peut également octroyer une multitude d’autres aides financières aux personnes en difficultés : aides aux logements, prises en charge des soins de santé ou des dépenses de 1ère nécessité, aménagement d’un logement, aide médicale pour les personnes en séjour illégal, etc.

Force est de constater que la pauvreté est devenue, ces dernières années multidimensionnelles et que les seules réponses financières ne suffisant plus à soutenir les personnes les plus précarisées. C’est donc ainsi qu’au fil des années, le CPAS a également développé une série de services apportant des aides et suivis psycho-sociaux très diversifiés et ce, afin de pouvoir répondre aux difficultés rencontrées.

Emploi : se remettre en selle

Si l’aide financière ne suffit pas à vivre une vie confortable, elle ne résout pas tous les problèmes. Parfois, un coup de pouce est nécessaire pour retrouver un emploi, pour retrouver des droits au chômage, pour maîtriser la langue, ou pour se qualifier. 

  1. Pour prendre sa place en tant que citoyen : Alpha – FLE
    Les personnes francophones, immigrées ou réfugiées ont la possibilité de suivre des cours de français langue étrangère, d’alphabétisation et de citoyenneté. En effet, si disposer d’une langue commune est nécessaire pour s’insérer socialement, comprendre les institutions belges et le fonctionnement de notre société n’est pas toujours simple. Un accompagnement à la citoyenneté est bien utile !
  2. Récréer du lien : le Service d’Insertion Sociale
    Une petite maison jamboise héberge les ateliers et stages du service d’insertion sociale. Ici viennent des personnes qui sont en grande difficulté sociale, pour réapprendre à sortir de chez soi, à gérer le quotidien dans la ville, à se faire confiance pour pouvoir s’en sortir, avec courage et humanité.
  3. Se spécialiser : l’EFT L’outil et le service des Espaces verts
    Retrouver le chemin de l’emploi passe parfois par l’apprentissage d’un savoir-faire. L’entreprise de formation par le travail  « L’outil », installée rue Hasty Moulin 5 à 5000 Namur, forme aux métiers de la construction. Les ouvriers des Espaces Verts, installés à la ferme de Temploux, en formation eux aussi, assurent l’entretien des jardins, parcs et plantations des différents bâtiments du CPAS. 
  4. L’insertion socio-professionnelle : Synergie Emploi
    L’un des objectifs majeur du CPAS est la réinsertion sociale et/ou professionnelle des personnes aidées. Dans ce cadre, le CPAS peut, au travers Synergie emploi, viser l’engagement dans le secteur privé, les services publics ou les asbl en tant qu’”article 60” ou “article 61”. Ce sont des emplois partiellement subventionnés qui permettent à la personne, au fil d’un processus limité dans le temps, de retrouver un salaire, des perspectives d’emploi,  et de se former tout en récupérant ses droits au chômage.

Diminuer les charges : la médiation de dettes et la cellule Energie

Les charges financières peuvent peser très fortement sur le confort de vie. Depuis peu, les  personnes surendettées trouveront au service de Médiation de dette du CPAS une aide précieuse pour les accompagner vers une situation financière plus saine.
Un autre service s’avère très utile en termes de charge financière : la cellule énergie.  Celle-ci mène un large travail d’éducation mené auprès des jeunes et des personnes disposant d’un compteur à budget. En cas de besoin, toute personne peut introduire une demande d’aide auprès de la cellule Énergie pour recevoir une aide sous la forme de chèque-mazout.

Cette formule d’aide existe également pour les problèmes de santé via la Carte santé, accessible à tous et toutes, y compris les personnes sans papier.

Un toit pour vivre

L’aide à la recherche de logement : Action Logement
Pas facile de trouver un appartement qui puisse accueillir  toute la famille à un coût abordable, lorsqu’on a des revenus limités. A cela s’ajoute les réticences des propriétaires à louer son bien à une personne à faibles revenus, et la difficulté de constituer une garantie locative suffisante. Action Logement aide les personnes – allocataires du CPAS ou non – dans leur recherche de logement, en collaboration avec les acteurs sociaux du logement à Namur. Action Logement forme également les futurs locataires quant à leurs obligations. Le service aide aussi les personnes à maintenir le logement (volet important du travail actuel)

L’hébergement d’urgence et de transit
Le service Hébergement rassemble plusieurs projets de logement alternatif. Les Trieux sont des maisons d’accueil pour les personnes en transition entre deux logements, après une expulsion ou un incendie par exemple. Le Quai, installé au-dessus de l’abri de nuit communal, offre deux petits logements pour personne seule en cours de réinsertion. Enfin, la pension de famille de la rue Saint-Nicolas permet une vie en communauté pour à des personnes qui ont besoin d’un accompagnement social.

Bien vieillir chez soi : le maintien à domicile
Divers dispositifs  sont également mis en place afin d’offrir aux aînés une aide à l’autonomie : repas livrés à domicile via Le Confluent des Saveurs, accompagnement pour les démarches, la mutuelle ou le médecin,  et, en collaboration avec la Ville de Namur, permanence Proxidem pour les personnes touchées par la démence sénile ou la maladie d’Alzheimer.

Les Maisons de Repos (MR) et de Soins (MRS)
Le CPAS de Namur, c’est aussi 5 maisons de repos accessibles à tous.

    •    Les Chardonnerets, à Jambes, maison accolée aux bureaux du CPAS, accueille 101 personnes en long séjour,
    •    Le Grand Pré à Wépion offre, en plus de ses 58 chambres, un accueil de jour pour 15 seniors,
    •    Saint-Joseph, à Temploux, accueille 92 personnes, avec une possibilité pour quelques chambres doubles. Cette institution dispose aussi un cantous, une unité spécialisée pour personne atteintes de démence sénile ou d’Alzheimer
    •    La Closière à Saint-Servais
    •    La Maison d’Harscamp à Namur

D’ici deux à trois ans, ces deux derniers établissements seront remplacés par de nouvelles constructions à Salzinnes et Erpent, d’une centaine de lits chacunes, pour un plus grand confort des résidents.